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Les dieux, héros et autres créatures mythologiques
Les tableaux et résumés suivants ne constituent pas un répertoire exhaustif, pour lequel le recours à une bibliographie spécifique est nécessaire, mais un vadémécum pour rappeler rapidement les principaux attributs.
Petit vademecum de mythologie antique
Principaux dieux et divinités secondaires
Ce tableau très succinct n'est qu'un aide-mémoire pour retrouver rapidement une divinité. Il permettra d'identifier une très grande partie des personnages allégoriques classiques.
Pour plus de détails, on pourra se référer aux dictionnaires classiques :
Irène Aghion, Claire Barbillon, François Lissarague, Héros et dieux de l’antiquité, guide iconographique, Paris, Flammarion, 1994.
Pierre Grimal, Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine , Paris, P.U.F., 1951 (1991), 576 pp.
et la section Bibliographie

La Bible
Avertissement : cette page ne se veut pas un cours sur la Bible ni un résumé exhaustif de son contenu, mais un simple aide-mémoire destiné à des étudiants en histoire de l'art. Voir la Bibliographie
La Bible ? Le singulier est trompeur... Le mot est déjà un pluriel : "livre" se dit Biblion en grec, au pluriel, Biblia. La Bible, ce sont "les livres", toute une bibliothèque qui ne contient pas le même nombre de volumes dans toutes les traditions.
Une bibliothèque est un choix : chaque religion a retenu un nombre limité de livre dans son catalogue, ce qu'on appelle un canon.
Un des plus gros manuscrits complets de la Bible, le codex Amiatinus, copié dans le nord de l’Angleterre à la fin du VIIe siècle ou au début du VIIIe, aujourd’hui conservé à la Bibliotheca Laurentiana de Florence. Il compte plus de mille feuillets, pèse 5O kgs et est épais de 25 cm ! Deux mille moutons ont été nécessaires pour le composer.

La Bible hébraïque ne reconnaît que les livres conservés en hébreu. Ils forment la majeure partie de l'Ancien Testament. Mais certains livres appartenant à l'Ancien Testament et écrits à l'origine en hébreu n'ont été conservés que dans une traduction grecque. Ils sont pour cette raison rejetés par les traditions hébraïque et protestante, mais compris dans le canon catholique et orthodoxe. On les appelle "deutérocanoniques". Le Nouveau Testament n'est bien entendu reconnu que par les religions chrétiennes (catholique, orthodoxe, protestante).
À l'intérieur de ces quatre traditions, les regroupements de livres ne sont par ailleurs pas identiques. Pour de raisons symboliques, l'alphabet hébreu comprenant 22 lettres, la Bible hébraïque a été regroupée en 22 livres, quand les décomptes stricts peuvent en comprendre jusqu'à 49. Si l'on y ajoute les Deutérocanoniques et le Nouveau Testament, nous pouvons atteindre 76 livres ! Auxquels il faut ajouter tous les livres rejetés du canon et considérés comme apocryphes - plusieurs centaines de livres qui ont, eux aussi, inspiré les artistes.
Comment s'y repérer dans tout cela ? Fort heureusement, les épisodes le plus souvent représentés sont en nombre limités. Le tableau ci-dessous vous permettra de vous repérer dans les différentes traditions.

Abréviations et références bibliques
Les abréviations des livres de la Bible ont fait l'objet de conventions internationales; leur usage est cependant loin d’être généralisé. Les voici par ordre alphabétique. La lecture d'une référence est parfois complexe, elle est expliquée ci-dessous.
N.B. : la numérotation des Psaumes est celle des psautiers hébraïques; du psaume 9 au psaume 147, celle de la Vulgate est en retard d'un psaume. Les Bibles catholiques renvoient en général aux deux : Ps 11 (10), ou Ps 11 (Vulg. 10).
Souligné : Nouveau Testament;
en italiques : deutérocanoniques;
[entre crochets] : abréviations anciennes

Principaux épisodes susceptibles de faire l'objet de représentations
L'histoire de l'art commence par une lecture de la Bible. Les résumés qui suivent n'en dispensent nullement, mais permettront de se remémorer rapidement cette lecture et d'identifier les épisodes. Ils concernent l'Ancien Testament. Le Nouveau Testament fera l'objet d'une page distincte.
Entre "guillemets anglais", précisions ou citations de la Bible;
entre « guillemets français », interprétations chrétiennes que l’on retrouve dans l’iconographie.
Les longues citations viennent de la traduction de Segond.
La numérotation des épisodes ne correspond qu’aux références internes à ces notes.
I. Genèse
Adam et Eve
1) La Création élohimique : l’œuvre des 6 jours. Élohim sépare le ciel et la terre, les ténèbres et la lumière (1er jour), les eaux d’en bas et d’en haut (2e), la terre et l’eau; il crée les végétaux (3e); le soleil, la lune et les étoiles (4e), les poissons et les oiseaux (5e), les animaux terrestres et l’homme ("l’Adam"), créé homme-et-femme. Première alliance (« adamique ») : la domination sur le monde donnée à Adam; premier commandement : croissez et multipliez (6e). Repos le septième jour. (Gn 1)
2) La Création yahvique : Yahvé-Élohim crée l’homme ("l’Adam") de poussière et lui insuffle l’âme. Il plante un jardin en Éden (« Paradis Terrestre ») aux quatre fleuves (Phishon, Gihon, Tigre, Euphrate) issus d’un seul (« source »). Il y plante l’arbre de vie et celui de la Connaissance du Bien et du Mal, auquel il est interdit de toucher. Adam nomme les animaux mais ne trouve pas son semblable. Création de la femme d’une côte (un côté) d’Adam ("chair de ma chair"). « Mariage » édénique. Ils sont nus et n’en ont pas honte. (Gn 2)
3) La chute (« péché originel ») : Le serpent convainc Eve de manger le fruit (« pomme ») de la Connaissance. Elle en donne à Adam. Découverte de la nudité. Dieu maudit le serpent (condamné à ramper et manger la terre), maudit la terre, Adam (condamné à manger du pain à la sueur de son front) et Eve (condamnée à enfanter dans la douleur), les revêt de tuniques de peau et les chasse de l’Éden, gardé par un chérubin à l’épée flamboyante. (Gn 3)
4) Caïn et Abel : fils d’Adam et Eve. Caïn (cultivateur) offre à Dieu les fruits de la terre, que Dieu dédaigne; Abel (berger) offre un « agneau », que Dieu accepte. Jalousie de Caîn et meurtre d’Abel (première mort). Caïn est maudit. Naissance de Seth, troisième fils, ancêtre du genre humain. Générations de Caïn et de Seth : patriarches vivant jusqu’à plus de 900 ans (Hénoch, Mathusalem...). (Gn 4-5)
Noé
5) Le déluge : Iahvé décide de réduire la vie de l’homme à 120 ans, puis de détruire la terre. Il épargne Noé, ses trois fils (Sem, Cham, Japhet) et leurs femmes. Construction de l’arche où prennent place des couples de chaque espèce animale. Il pleut 40 jours et 40 nuits. L’arche se pose sur le mont Ararat. Pour voir si les terres ont émergé, Noé envoie un corbeau, qui ne revient pas (« se nourrit de cadavres »), puis une colombe, qui revient avec une branche d’olivier. Deuxième alliance (« noachique ») : l’arc-en-ciel en est le gage. Dieu n’enverra plus de déluge. Commandement : ne pas manger le sang avec la chair; ne pas tuer l’homme.
6) Ivresse de Noé : il plante la vigne, s’enivre, est trouvé nu par ses fils. Cham se moque et est maudit. Sem et Japhet le recouvrent d’un manteau. Générations (Nemrod, petit-fils de Cham). (Gn 6-10)
7) La tour de Babel : bâtie (« par Nemrod ») en Shinéar (Babylonie), de brique et de bitume : "bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre". Iahvé craint la puissance de l’homme ("ils forment un seul peuple et ont tous une même langue, (...) maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu'ils auraient projeté") et confond leur langage "afin qu'ils n'entendent plus la langue, les uns des autres". Générations (Gn 11)
Abraham - Isaac
8) Abraham et Melchisédech : Abram, sa femme Saraï, son frère Loth quittent la Chaldée et s’installent en Canaan (« Terre promise ») (Gn 12—13). Guerres d’Abram. Au retour d'une expédition, il rencontre Melchisédech (« Roi de Justice »), roi-prêtre de Salem (« Paix », village inconnu identifié à Jérusalem). Celui-ci lui donne pain et vin contre le dixième de son butin (« la dîme »). L'absence de généalogie de Melchisédech, son nom, « Roi de Justice », le symbole eucharistique du pain et du vin, ont donné une dimension messianique au personnage dans l'antiquité juive et pour les chrétiens, qui ont vu dans la scène une typologie de la Cène... et une raison de payer la dîme ! Roi et prêtre, il porte une couronne royale et une coiffe sacerdotale (mitre ou tiare) (Gn 14)
9) Alliance : Stérilité de Saraï. Sa servante Hagar donne à Abram un fils, Ismaël (invoqué comme ancêtre par les bédouins d’Arabie) (Gn 16). Troisième alliance (« abrahamique »). Le signe est la circoncision. Changement de noms (Abram devient Abraham et Saraï devient Sarah) (Gn 17).
10) Hospitalité d’Abraham (= Philoxénie d’Abraham) : Abraham, au chêne de Mambré, accueille trois voyageurs, dont il lave les pieds et qu'il invite à sa table. Comme il est précisé que Iahvé lui apparut, mais qu'ils sont trois, le christianisme a compris qu'il s'agissait d'une préfigure de la Trinité et le thème est parfois appelé "Trinité vétérotestamentaire". Les trois hommes prédisent la fécondité de Sarah. Celle-ci, vieille, en rit, ce qui justifiera le prénom de son fils Isaac ("J'ai ri") (Gn 18).
11) Sodome et Gomorrhe : Destruction des deux villes, excepté Loth et ses filles. La femme de Loth, qui se retourne en fuyant la ville, changée en statue de sel. Les filles de Loth l’enivrent et ont des enfants de leur père (Gn 19).
12) Sacrifice d’Isaac : Naissance d’Isaac, fils de Sarah; Hagar et son fils sont chassés (Gn 21). Sacrifice d’Isaac demandé par Iahvé (préfigure de la Crucifixion). Isaac porte le bois de l'holocauste sur son dos (typologie du portement de croix) en gravissant la montagne sacrée (préfigure du Golgotha). Au dernier moment, un ange arrête le couteau d’Abraham, qui trouve un bélier dans un buisson épineux pour sacrifier à la place d’Isaac (préfigure de la couronne d'épines) (Gn 22).
12bis) Éliézer et Rebecca. Abraham, qui veut marier son fils dans sa communauté d'origine, envoie son serviteur Éliézer à Harran, qu'il a quitté pour venir en Canaan. Celui-ci rencontre Rébecca, nièce d'Abraham, auprès d'une fontaine, où elle abreuve son troupeau. Elle donne à boire à ses chameaux et il lui donne un anneau comme gage du mariage avec Isaac (typologie de l'Annonciation). (Gn 24)
Jacob - Joseph
13) Le droit d’aînesse : Isaac engendre Jacob et Esaü. Celui-ci vend son droit d’aînesse à Jacob contre un bouillon (« aux lentilles ») (Gn 25). Jacob usurpe la bénédiction de son père avec la complicité de Rebecca et fuit la colère d’Esaü (Gn 27).
14) Songe de Jacob : Au moment où il fuit son frère, Jacob rêve d’une échelle qui unit le ciel et la terre, où les anges montent et descendent. Ilreçoit la bénédiction de Iahvé dans un lieu qu’il appelle Béthel (« Maison de Dieu »), la pierre qui lui servit d'oreiller étant consacrée (Gn 28). Réfugié chez son oncle Laban, il travaille 14 ans pour lui en échange de ses filles, Rachel et Léa (Gn 29). Par ruse, il emporte une bonne part des troupeaux de Laban et s’enfuit (Gn 30—31).
15) Combat avec l’ange : Au retour, riche, pourvu de femmes, de serviteurs et d'enfants, Jacob se bat avec le gardien d'un gué, dans lequel il reconnaît Iahvé ou l’ange de Iahvé. Il est blessé à la cuisse et prend le nom d’Israël (« Il a vaincu Dieu ») (Gn 32). Réconciliation avec Esaü (Gn 33). Les 12 fils de Jacob, ancêtres des 12 tribus d’Israël : 6 de Léa (dont Lévi et Juda), 2 de Rachel (Joseph et Benjamin), 4 des deux servantes de ses deux épouses.
16) Joseph et ses frères : fils préféré de Jacob. Ses rêves lui assurent la prééminence et lui attirent la jalousie de ses frères. Jeté par ses eux dans une citerne, vendu à des marchands, il arrive en Égypte (Gn 37).
17) Joseph en Égypte : La femme de son maître Putiphar, dont il repousse les avances, le fait jeter en prison (Gn 39). Libéré par Pharaon, dont il interprète le rêve de 7 vaches grasses suivies de 7 vaches maigres : il prédit 7 années d’abondance suivies de 7 années de famine et fait constituer des réserves (Gn 41).
18) Les Hébreux en Égypte : Durant la famine, les frères de Joseph viennent acheter du blé en Égypte et ne reconnaissent pas Joseph, devenu potentat (« ministre »). Par ruse, Joseph garde son frère Benjamin prisonnier et fait ainsi venir son père Jacob (Gn 42—45). Celui s’établit avec sa famille en Égypte. Il bénit ses fils et les deux fils de Joseph, Éphraïm et Manassé (Gn 46—50).
II. Exode - Lévitique - Nombres - Deutéronome
19) Jeunesse de Moïse : les Hébreux esclaves en Égypte. Ordre est donné de tuer les nouveau-nés des Hébreux (Ex 1). Moïse est abandonné au Nil dans une "arche" de papyrus. Recueilli et élevé par la fille de Pharaon. Grandi, il tue un Égyptien qui avait frappé un Hébreu et doit fuir au pays de Madian. Il y devient berger de Jéthro et épouse sa fille Séphorah (Ex 2).
20) Le buisson ardent : sur le mont Horeb (Sinaï). "L'ange de l'Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d'un buisson. Moïse regarda; et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se consumait point (...) et Dieu l'appela du milieu du buisson, et dit : Moïse! Moïse! Et il répondit: Me voici! (...) Dieu dit : N'approche pas d'ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. (...) Voici, les cris d'Israël sont venus jusqu'à moi, et j'ai vu l'oppression que leur font souffrir les Egyptiens. Maintenant, va, je t'enverrai auprès de Pharaon, et tu feras sortir d'Egypte mon peuple, les enfants d'Israël. Moïse dit à Dieu : J'irai donc vers les enfants d'Israël, et je leur dirai : Le Dieu de vos pères m'envoie vers vous. Mais, s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je ? Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis. (...) Voilà mon nom pour l'éternité, voilà mon nom de génération en génération." Iahvé donne à Moïse le pouvoir de changer son bâton en serpent. Avec son frère Aaron, Moïse convainc le peuple d’Israël (Ex 3— 4).
21) Les dix plaies d’Égypte : pour convaincre Pharaon de laisser pasrtir les Hébreux, Moïse et Aaron provoquent dix calamités (Ex 5-12). La dernière est la mort de tous les premiers-nés égyptiens. Pour que l’Exterminateur épargne leurs enfants, les Hébreux sacrifient un agneau dont le sang est mis sur les jambages et le linteau de leur porte (« par Aaron dans la tradition chrétienne »). Les Hébreux fuient le jour même avec le pain non levé (azyme). Agneau et pain azyme entrent depuis dans le rituel pascal (Ex 12).
22) Passage de la mer Rouge : Pharaon poursuit les Hébreux. Moïse ouvre les flots de la mer Rouge pour faire passer les Hébreux. Les flots se referment sur les armées de Pharaon (Ex 14)
23) Nourriture miraculeuse : dans le désert, Moïse adoucit les eaux de Mara, fait jaillir l’eau d’un rocher; du ciel tombe de la manne et des oiseaux rôtis (Ex 15—16).
24) Alliance mosaïque : sur le Sinaï, Dieu fait alliance avec le peuple hébreu (signe : 12 stèles) et donne à Moïse 10 commandements sur les deux tables de la Loi (Ex 20). Il y ajoute de nombreuses prescriptions, les plans et meubles du sanctuaire... L’arche d’alliance contient les tables de la loi et divers mémoriaux.
25) Le veau d’or : mais pendant ce temps, Aaron a accepté de fondre une idole avec l’or des Hébreux. Moïse brise les tables, brise l’idole, ordonne la mort des coupables (Ex 32). Dieu lui donne de nouvelles tables (Ex 33). Construction et consécration du sanctuaire.
26) Prescriptions, rites, sacrifices, purifications... (Lv — Nb — Dt)
27) Dénombrement du peuple d’Israël (Nb). La tribu de Lévi est chargée du service de Dieu.
28) La grappe miraculeuse : en vue de la Terre Promise, les Hébreux hésitent. Moïse envoie douze émissaires qui reviennent avec une grappe de raisin si lourde qu’ils doivent la porter à deux au moyen d’une perche (Nb 13). Mais le peuple refuse d’entrer et est condamné à rester quarante ans dans le désert.
29) Élection d’Aaron : après diverses révoltes des Hébreux, Moïse fait disposer les bâtons des douze chefs de tribus dans la tente du sanctuaire. Durant la nuit, seul le bâton d’Aaron reverdit, ce qui le désigne comme grand prêtre d’Israël. Le bâton reveri devient l'attribut d'Aaron avec le pectoral des grands prêtres et une coiffe sacerdotale, mitre ou tiare (Nb 17). Prescriptions sur les prêtres et lévites.
30) Le serpent d’airain : attaqués par des serpents de feu, les Hébreux sont sauvés s’ils regardent un serpent de bronze dressé par Moïse sur une hampe (typologie de la crucifixion) (Nb 21).
31) L’ânesse de Balaam. Le roi de Moab, pour arrêter les Hébreux, les fait maudire par le devin Balaam. Celui-ci fait route, sur une ânesse. Mais l’animal s’arrête devant la vision d’un ange armé d’une épée, que Balaam ne voit pas. Lorsque le devin veut maudire les Hébreux, seuls des mots de bénédiction lui viennent aux lèvres (Nb 22—24).
32) Préparatifs à l’invasion : Recensement des Hébreux, les frontières de la Terre promise sont fixées par Dieu. Josué succède à Moïse pour la conquérir. Discours et mort de Moïse sur le mont Nébo (Dt 34).
III. Josué
33) Conquête de la Terre promise : traversée du Jourdain, première Pâque, stèles...
34) Les trompettes de Jéricho : l’arche est promenée autour de la ville au son des cors; les murailles s’écroulent. (Jos 6)
35) Le soleil arrêté : pour achever la victoire sur les Amorites en déroute, Josué arrête le soleil à Gabaon (Jos 10).
36) Partage de la Terre promise : sur les 12 tribus, une (celle de Lévi, les lévites) n’aura pas de territoire; elle aura Dieu en héritage. Une (celle de Joseph), est divisée en deux (Éphraïm et Manassé). Deux tribus (Ruben, Gad) et une demi tribu (Manassé) ont déjà obtenu des territoires en-dehors de la Terre promise. Il rete neuf tribus et une demi-tribu (Manassé) à établir en Canaan.
IV. Juges
37) La toison de Gédéon : Les tribus s’établissent en Canaan et font la guerre aux rois locaux, sous la conduite de juges. Parmi ceux-ci, Gédéon reçoit d’un ange la mission de délivrer Israël de l’esclavage des Madianites. Il demande une preuve de son élection. "Je vais mettre une toison de laine dans l'aire; si la toison seule se couvre de rosée et que tout le terrain reste sec, je connaîtrai que tu délivreras Israël par ma main, comme tu l'as dit." Ce qui arriva (typologie de la virginité de Marie, souvent associée à l'Annonciation ou à la Nativité). Il demanda une seconde preuve : "que la toison seule reste sèche, et que tout le terrain se couvre de rosée". Ce qui se produisit également. Gédéon réunit une troupe et vainc les Madianites. Il devient juge d'Israël (Jg 6—8)
38) Samson : esclaves des Philistins, les Hébreux sont ensuite délvrés par Samson. Consacré au Seigneur ("naziréen"), celui-ci ne peut se couper les cheveux. Il prend femme chez les Philistins. En allant faire sa demande, il étouffe un lion et, quelques jours plus tard, trouve un essaim d’abeilles dans la carcasse. Il en propose l’énigme aux Philitins, qui par ruse en trouvent le mot. Samson se venge en incendiant leurs récoltes, en les massacrant avec une mâchoire d’âne... Enfermé à Gaza, il s’enfuit en emportant les portes de la ville. Trahi par Dalila, qui révèle que sa force (le soutien de Dieu) réside dans ses cheveux, il est rasé, emprisonné, aveuglé, mais se tue avec les Philistins en ébranlant les colonnes de leur temple (Jg 13—16).
39) Ruth et Booz : durant une famine, une juive exilée, Noémi, se retrouve seule avec sa belle-fille étrangère (moabite), Ruth. Celle-ci va glaner dans les champs de son parent Booz. Une nuit, Booz se réveille et la trouve endormie à ses pieds. Il l’épousera (Rt).
V. Samuel - Rois - Prophètes
Saül
39) Samuel prophète : fils d’Anne, malgré la stérilité de celle-ci, Samuel est choisi comme prophète par Iahvé. Il dirige la lutte contre les Philistins. Après la victoire, les Hébreux demandent un roi (1S 1—8).
40) Saül : Saül est choisi et reçoit l’onction de Samuel. Guerres victorieuses de Saül, mais il est abandonné par Dieu. À Bethléem, Samuel oint le berger David. David devient le musicien de Saül, qu’il guérit de sa mélancolie (1S 9—16).
41) David et Goliath : les Philistins défient les Hébreux de vaincre leur champion, le géant Goliath. David le vainc à la fronde (1S 17). Saül craint sa puissance, veut le tuer, mais David est aimé du peuple et de Jonathan, fils de Saül. Le roi préfère lui donner en mariage sa fille Mical (1S 18).
42) David contre Saül : sauvé d’un attentat de Saül par sa femme Mical, David combat le roi. Il l’épargne par 2 fois et se réfugie chez les Philistins. Celui-ci, vaincu par les Philistins, se suicide (1S 19—31).
David
43) Reddition d’Abner : David et Ishboshet (fils de Saül) sont désignés comme rois par deux tribus différentes. Une guerre s’ensuit, mais Abner, général d’Ishboshet, se rend à David. David, sacré roi, s’empare de Jérusalem (2S 1—5)
44) David et l’arche : David fait ramener l’arche d’alliance à Jérusalem et danse devant l’arche. Sa femme Mical le raille; pour la punir, il ne lui fera pas d’enfant (2S 6).
45) David et Bethsabée : Diverses guerres de David contre les peuples voisins. Amoureux de Bethsabée, qu’il a vue au bain, il envoie son mari Urie combattre en première ligne. Urie est tué et David épouse Bethsabée (2S 7). Salomon sera son fils.
46) La chevelure d’Absalom. L’autre fils de David, Absalom, complote contre son père et le chasse de Jérusalem. Une guerre s’ensuit. La chevelure d’Absolom se prend dans un arbre et il est tué par Joab, général de David (2S 13—18).
47) Vieillesse de David : David compose des psaumes, organise son royaume, recense la population (faute contre Iahvé, qui envoie la peste), et guérit sa mélancolie avec une jeune feme (2S 19—1R 1).
Salomon
48) Jugement de Salomon : Salomon lui succède, épouse la fille de Pharaon, et demande à Dieu la sagesse pour régner. Il la montre dans un jugement fameux : deux mères réclamant le même enfant, il ordonne de couper le bébé en deux. Une des plaignantes renonce à ses droits pour que l’enfant ne soit pas sacrifié et à cela, on reconnaît la véritable mère (1R 3)
49) Temple de Salmon : il fait construire une maison de bois (palais royal) et un Temple pour Iahvé. Hiram de Tyr, architecte et fondeur, fait fondre deux colonnes (Yakîn et Boaz) et la mer d’airain (réserve d’au pour les purifications) (1R 5—8).
50) Visite de la reine de Saba : Celle-ci, entendant vanter la sagesse et la richesse du roi, vient le voir et lui apporte de l’or et des parfums (1R 10).
51) Vieillesse de Salomon : Salomon prend de nombreuses épouses et concubines, qui lui font adorer des idoles (1R 11).
Les rois et les prophètes
52) Division du royaume : à la mort de Salomon, son fils Roboam lui succède, mais un usurpateur, Jéroboam, lui enlève 10 des 12 tribus. Roboam devient roi de Juda (capitale : Jérusalem) et Jéroboam roi d’Israël (capitale : Samarie). Jéroboam devient idolâtre et fait construire deux veaux d’or.
53) Élie nourri par les corbeaux : sous le roi d’Israël Achab et la reine Jézabel, le prophète Élie dénonce le culte de Baal. Proscrit, il est nourri par les corbeaux (1R 17).
54) La veuve de Sarepta : accueilli à Sarepta par une veuve ramassant du bois (« en formant une croix »), il lui donne une jarre de farine et une cruche d’huile inépuisables et ressuscite son fils (1R 17).
55) La vigne de Naboth : Élie est à nouveau persécuté pour avoir reproché au roi de s’être emparé de la vigne de Naboth (1R 21). Mort d’Achab.
56) Le char d’Élie : persécuté par leur successeur, Élie est enlevé au ciel sur un char de feu, près du Jourdain. Il lègue son manteau à son disciple Élisée (2R 2)
57) Élisée : Celui-ci à son tour ressuscite un enfant, multiplie les pains... (2R 4).
58) Jéhu : sacré roi sur l’ordre d’Élisée, Jéhu tue les rois d’Israël et de Juda, ainsi que la reine Jézabel, dont les chiens mangent le cadavre. Il fait détruire les idoles de Baal et règne en Israël (2R 9—10). La reine Athalie fait sacrer son peti-fils Joas en Juda.
Fin des deux royaumes - restaurations
59) Prise de Samarie : sous Osée, roi d’ISraël, Samarie est prise par Salmanasar V, roi d’Assyrie (721 Av. J.C.). Les Assyriens installés dans le royaume deviennt les Samaritains, idolâtres et méprisés depuis par les Hébreux (2R 17).
60) Isaïe : vers la même époque, à Jérusalem, il dénonce les abus des riches et des prêtres. Il a une vision de Dieu (Is 6), prédit la chute de Jérusalem (Is 2) l’arrivée d’un Messie, Emmanuel, fils d’une Vierge (Is 7), descendant de Jessé (Is 11, 1), prédit la chute des ennemis d’Israël, le renouveau de Jérusalem...
61) Jérémie : vers 650 av. J.C., dénonce les péchés de Jérusalem et annonce sa chute. Jeté dans une citerne, puis grâcié, chassé en Égypte après la prise de Jérusalem, il annonce l’invasion de l’Égypte et finit par être mis à mort. On lui attribue les Lamentations.
62) Judith et Holopherne : Holopherne, général de Nabuchodonosor, dévaste la Judée et assiège Béthulie. Judith le séduit, l’enivre et lui coupe la tête (Jdt)
63) Chute de Jérusalem : sous Sédécias, Nabuchodonosor prend Jérusalem (597-587) et déporte les Hébreux à Babylone.
64) Ézéchiel : Durant la captivité de Babylone, il a une vision de Dieu, prédit le jugement de Jérusalem, puis la chute de ses ennemis, le remembrement d’Israël (les ossements reprennent chair, Éz 37), décrit le Temple futur (Éz 40—48).
65) Songe de Nabuchodonosor : Durant la captivité de Babylone, Daniel interprète un songe du roi : une statue aux pieds d’argile dénonce la fragilité de son règne (Dn 2).
66) Les trois Hébreux dans la fournaise : Trois jeunes gens jetés dans le feu pour avoir refusé d’adorer les idoles, sauvés par un ange qui les protège (Dn 3)
67) La folie de Nabuchodonosor : Daniel interprète un songe du roi : un arbre abattu le représente. Il devient fou et se nourrit d’herbes (Dn 4)
68) Le festin de Balthasar : Daniel interprète trois mots apparus lorsque le roi Balthasar festoyait avec les vases du Temple de Jérusalme. Mené mené Téqel ou-Parsîn (« Mané, Thécel, Pharès »), c’est-à-dire compté, compté, pesé, divisé : Dieu a compté tes jours, tu seras pesé, ton royaume sera divisé (Dn 5).
69) Daniel dans la fosse aux lions : les conseillers du roi font jeter Daniel aux lions. Protégé par un ange, il en est retiré (Dn 6). Il y était nourri par le prophète Habacuc (Dn gr 14).
70) Tobit et Tobie : Tobit, aveugle, ne peut aller récupérer de l’argent prêté. Son fils Tobie (Tobias), trop jeune est escorté par l’archange Raphaël dans sa mission. Il y trouve une femme qu’il délivre d’un démon et le fiel d’un poisson qui guérit la cécité de son père (Tb)
71) Retour de captivité : les Perses (Cyrus) prennent Babylone et laissent repartir les Hébreux (537 av. J.C.). Reconstruction du Temple (Esd). Lorsque Alexandre le Grand vainc les Perses (334 av. J.C.), les Hébreux sont sous la tutelle des Grecs Lagides (320), puis Séleucides (200) (1M 1).
72) Esther : le roi Xerxès (485-465 av. J.C.) aurait répudié sa femme et épousé la juive Esther. Un complot contre les juifs est organisé par Haman, ministre de Xerxès. Esther le dénonce au roi, qui fait pendre Haman et rend sa faveur aux Hébreux (Est).
73) Les Maccabées : Les Hébreux à nouveau persécutés : profanation du Temple (168 av. J.C.), massacre de sept frères qui refusent d’adorer les idoles (2M 7). La famille des Maccabées se révolte. Judas Maccabée (166-160 av. J.C.) Le royaume est reconquis et reste indépendant de 142 jusqu’à la conquête romaine par Pompée (63 av. J.C.) (1M).
VI. Récits non datés
Jonas
74) Jonas et le poisson : Dieu demande à Jonas de convertir Ninive. Il a peur et s’enfuit en mer. Dans une tempête, l’équipage comprend que Jonas provoque la colère divine. Il est jeté à la mer et avalé par un poisson (« baleine ») (Jon 1—2).
5) Jonas endormi : trois jours plus tard, rejeté sur le rivage de Ninive, il prêche la chute de la ville, qui ne se produit pas. Il se plaint à Dieu, mais tandis qu’il s’endort, une plante (« ricin, coloquinte ») pousse pour le protéger, mais un ver la détruit. Il comprend que s’il a eu pitié de la plante, Dieu peut avoir pitié de Ninive (Jon 3—4).
Job
76) Malheurs de Job : homme juste et riche, Job est mis à l’épreuve sur les conseils de Satan. Ses fils sont tués, ses troupeaux razziés, ses biens brûlés. Il est atteint de lèpre (Jb 1—2)
77) Job sur son fumier : raillé par sa femme, il gratte ses plaies sur son fumier, regrettant d’être né. Des amis le reprennent en vantant la sagesse de Dieu.
78) Dieu parle à Job : Job se plaint à Dieu qui lui rappelle les merveilles de la Création, ses monstres (Léviathan), puis rétablit Job dans sa situation initiale.
N.B. : de nombreux psaumes, cantiques, prophéties... constituent en outre des supports fréquents de l’iconographie.
Vous avez identifié le livre mais...
Comment repérer le bon passage ?
Les règles ne sont pas simples et ne sont pas toujours appliquées. Donc pas de panique...
Si elles sont rigoureusement suivies, elles vous permettront de repérer à coup sûr le passage.
1) Renvoi à un seul passage :
On renvoie toujours au livre puis au verset (s'il n'y a qu'un chiffre, c'est toujours celui du livre : Gn 4 se lit : Genèse, livre 4)
Autrefois, les livres étaient signalés en chiffres romains, les versets en chiffres arabes. On préfère aujourd’hui numéroter l’un et l’autre en chiffres arabes. C'est plus simple à lire, mais il faut respecter plus strictement les conventions.
Une règle impérative : les numéros de livre et de verset sont séparés par une virgule : Gn 1, 5 se lit Genèse, livre 1, verset 5
Donc, tout ce qui suit une virgule renvoie à un verset.
2) Si l’on renvoie à plusieurs passages :
C'est là que cela se complique et qu'il faut respecter strictement la ponctuation
- un point sépare deux versets appartenant au même livre : Gn 1, 5.8 se lit : Genèse, livre 1, versets 5 et 8
- un trait d’union court renvoie à tous les versets qui séparent les chiffres : Gn 1, 5-8 se lit : Genèse, livre 1, versets 5 à 8
- un tiret long renvoie à tous les livres qui séparent les chiffres : Gn 2—5 se lit : Genèse, livres 2 à 5
- un point-virgule sépare deux livres : Gn 1; 5 se lit : Genèse, livre 1 et livre 5
- s. renvoie aux livres ou aux versets qui suivent : Gn 2, 5s se lit Genèse, livre 2, versets 5 et suivants)
3) Ces signes peuvent bien sûr se combiner ! Alors accrochez-vous. Voici, par exemple :
- Gn 1, 5; 2, 8 se lira : Genèse, livre 1, verset 5 et livre 2, verset 8
- Gn 2, 5.8; 3, 5-8 se lira : Genèse, livre 2, versets 5 et 8; livre 3, versets 5 à 8
- Gn 2, 5—3, 8 se lira : Genèse, livre 2 verset 5 à livre trois verset 8
Ainsi, derrière un point, une virgule, un trait d'union court (. , - ), on trouve toujours un numéro de verset; derrière un point-virgule ou un tiret long (; —), toujours un numéro de livre.



